Proposition de mener une politique économique unique dans la zone euro – parfois même : dans l’ensemble de l’UE – qui serait organisée par un organe spécialement créé à cet effet ; contrairement à l’article 4 du TUE, qui laisse aux États membres toutes les compétences qui ne sont pas attribuées à l’UE. – Dans la mesure où ces plans, très différents les uns des autres, visent à coordonner la politique fiscale, rien ne s’y oppose en principe. Mais si un tel organe doit empiéter sur l’indépendance de la BCE, l’inflation est programmée. En effet, le moyen le plus simple et le plus efficace pour augmenter l’emploi et la croissance à court terme (short push) est d’augmenter la masse monétaire, ce qui, à plus long terme (at medium and long term), conduit à une croissance nettement plus faible et à beaucoup plus de chômage. – Même la proposition récurrente d’influencer le taux de change de l’euro par un gouvernement économique européen ne mène à rien. Car la compétitivité internationale ne s’obtient certainement pas sur le marché des devises. Elle s’obtient uniquement par une production à bas coût (by cost minimisation) dans les entreprises. – Voir Fonds monétaire européen, union fiscale, stabilité monétaire, mise en demeure, semestre, européen, pacte de stabilité et de croissance, principe de subsidiarité, espace économique. – Cf. rapport annuel 2011 de la Deutsche Bundesbank, p. 37 et suivantes (coordination économique dans l’UE en général et en particulier ; aperçu ; références bibliographiques).
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Professeur d’université Dr. Gerhard Merk, Dipl.rer.pol, Dipl.rer.oec.
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