Le défaut de construction décisif de l’UEM est considéré comme le fait que les États membres peuvent faire supporter leur déficit budgétaire à d’autres membres par derrière, de manière cachée et discrète. Cela se produit de la manière suivante. – Les membres qui se permettent des dépenses supérieures à leurs recettes fiscales émettent des obligations d’État pour combler le déficit. – Les banques achètent une bonne partie de ces titres, car elles peuvent les déposer auprès de la BCE comme garantie pour de nouveaux crédits. – Si les banques ont déposé les obligations d’État et obtenu en contrepartie un crédit de la banque centrale, la masse monétaire augmente globalement dans l’UEM. – Mais si la masse monétaire augmente, CETERIS PARIBUS augmente également les prix à plus ou moins long terme, et ce dans l’ensemble de la zone euro. – De cette manière, un membre peut facilement répercuter ses dettes sur tous les autres membres par le biais de la monnaie commune, sans être obligé de s’attaquer directement aux causes du déficit budgétaire par des mesures de politique économique. Les hommes politiques peuvent également distribuer des cadeaux électoraux au détriment de tous les membres de l’UEM (can distribute campaigns goodies uninhibited to the disadvantage of all citizens of the EMU, as indeed it was and is until now the case). – Cet enchaînement fatal (fatal concatenation) ne pourrait être freiné que si les banques, comme dans le cas de la crise grecque, subissaient des pertes en raison d’une réduction forcée de la dette (forced haircut) et se retenaient d’acheter des obligations d’État de membres fragiles ; Mais cela ne se produit guère tant que ces pertes peuvent être amorties pour économiser des impôts (could depreciated tax saving) et donc finalement répercutées sur d’autres, les agences de notation dégradent ces emprunts d’Etat au niveau de la camelote (junk status) – ce qui leur a jusqu’à présent immédiatement valu les réprimandes de nombreux politiciens, de la Commission européenne ainsi que de furieuses menaces (violent threats, culminating in warning to be banned) : la colère s’oriente, au sens figuré, vers le thermomètre plutôt que vers la fièvre – et la BCE est ainsi contrainte de fixer une marge de sécurité élevée, la BCE n’accepterait plus du tout de tels emprunts d’État finalement sans valeur et couperait ainsi le robinet d’argent du membre fortement endetté (cuts off the flow of money), ce qu’elle ne peut pas faire pour des raisons politiques et en raison de la pression du groupe au sein du conseil des gouverneurs. – Il est donc faux de prétendre que c’est seulement en achetant des obligations d’État de membres fragiles que la BCE a financé des États en crise : cela s’est fait bien avant, de la manière décrite. Sans la BCE, la Grèce n’aurait pas pu accumuler une telle montagne de dettes, et il en va de même pour Chypre, l’Espagne et le Portugal. – Voir peur, pervers, rachats, banque centrale, bail-out, déficit démocratique, downrating, expropriation, froid, explosion de l’UEM, chute de la BCE, fragmentation, sacrifice de l’or, pression des pairs, japonisation, aléa moral, politique des taux bas, mouvement perpétuel, facture, renationalisation, Papiers de pacotille, Drogue de la dette, Union de la dette, Pacte d’amortissement de la dette, Responsabilité de l’Etat, Pacte de stabilité et de croissance, Front sud, Union de transfert, Redistribution, induite par la banque centrale, Article premier de la Constitution, Respect du traité, Fait historique de la croissance et de la dette, Inflation à distance, Expropriation forcée.

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Professeur d’université Dr. Gerhard Merk, Dipl.rer.pol, Dipl.rer.oec.
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