Crédit sur lettres de change (credit on bills of exchange)
Dans le cas d’une banque : en général, octroi d’un prêt garanti par des effets (commerciaux). – Dans les relations avec la banque centrale : la remise d’effets escomptés de la part d’une banque contre la mise à disposition de monnaie de la banque centrale. – En Allemagne, fin 1989, 2,6 % des crédits accordés par les banques aux établissements non bancaires nationaux (établissements non bancaires : entreprises, ménages, organismes publics : au total 2 200,3 milliards de DEM) étaient encore des crédits à l’escompte sur effets ; en valeur absolue : 57,9 milliards de DEM. – Fin 1998, il ne s’agissait plus que d’à peine 0,6 % – en valeur absolue : 34,9 milliards de DEM – des prêts accordés à des établissements non bancaires en Suisse, pour un total de 5 990,1 milliards de DEM. En d’autres termes, l’effet de change (bill of exchange) en tant qu’instrument de financement n’a pratiquement plus joué de rôle lors de l’entrée dans l’Union monétaire européenne en 1999. Il n’y avait donc plus de base pour une politique d’escompte de la banque centrale. – Les principales raisons de la disparition de la lettre de change sont les suivantes : Les financeurs traditionnels de la lettre de change dans le secteur commercial étaient les détaillants (CH : Detailhändler ; retail trader) ainsi que les entreprises de stockage qui servaient de lien entre les fabricants et le commerce de détail (wholesale ; commerce de gros). Avec la concentration du commerce de détail – surtout dans les secteurs de l’alimentation, de l’habillement, de la droguerie et des matériaux de construction – ces entreprises ont en grande partie disparu du marché ou sont devenues des maillons d’une chaîne comme Rewe, Edeka et Metro. La fonction de financement et, souvent, l’ensemble des opérations financières ont été confiés à des départements spécialisés au sein des centrales respectives. – Selon le § 1 de la loi sur les lettres de change (WG), la lettre de change est un document, donc nécessairement liée au papier. Cela le rend peu pratique à l’ère des services bancaires par Internet. L’établissement d’une lettre de change est aujourd’hui considéré comme beaucoup trop compliqué et chronophage. – La loi allemande sur les lettres de change (Wechselgesetz, WG) compte 98 articles et la jurisprudence (judicature) en matière de droit de change est difficilement lisible. Cela a un effet dissuasif. – Des instruments financiers plus pratiques et adaptés aux besoins spécifiques des parties contractantes ont vu le jour. – Voir acceptation, cavata, escompte, taux d’escompte, substituts monétaires, éligibilité, changement de lieu, lettre de change. – Voir le Bulletin mensuel de la BCE d’octobre 2007, p. 93 et suivantes (comparaison des réglementations relatives aux garanties auprès de la BCE avec les États-Unis et le Japon ; nombreux aperçus).
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Professeur d’université Dr. Gerhard Merk, Dipl.rer.pol, Dipl.rer.oec.
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